Histoires de luttes


Le 16 décembre 2018 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven
Auteur : Thierry Verhoeven

Pour mieux mesurer la richesse de l’exposition permanente « En Lutte. Histoires d’émancipation » à la Cité Miroir, voici à gros traits un petit parcours dans l’évolution sociale et économique de la Belgique.


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Impossible de résumer ici en 50 lignes toute la richesse de l’exposition permanente En Lutte. Histoires d’émancipation. Une histoire de luttes pour les droits sociaux en Belgique resitués dans les évènements politiques et économiques de chaque époque. Car en même temps quand on dit droits sociaux, on ne dit pas seulement droit à des indemnités maladie ou à une pension de vieillesse, on dit aussi droit à la culture, aux loisirs, à l’évasion, à l’émancipation. Car en même temps quand on dit « en Belgique », on parle des réalités de ce petit pays, mais combien de points communs avec d’autres pays ? Par exemple, les luttes pour le droit de vote ou la crise économique des années 1970 ou ce que l’on appelle la mondialisation... Néanmoins, pour donner une idée de la richesse de cette exposition, retraçons à gros traits ce qu’elle nous raconte chronologiquement.

Au 19e siècle, la misère

Au 19e siècle, la Belgique et surtout la Wallonie ont un grand développement industriel : des usines de textile, la sidérurgie, les charbonnages, la verrerie. Les hommes riches investissent de l’argent dans les usines et les machines. C’est une concentration de capitaux pour construire des usines, acheter des machines. Pour produire, il faut aussi une main-d’œuvre nombreuse. Une main-d’œuvre qu’on discipline et qu’on rend dépendante : c’est la classe ouvrière. Des ouvriers payés une misère et qui n’ont aucun droit avant de s’organiser petit à petit. Ils créent des mutuelles, des coopératives, des syndicats pour se défendre. En 1864, la première internationale ouvrière donne un certain élan aux luttes ouvrières. En Belgique, en 1885, la création du Parti ouvrier belge, le POB, va relayer les revendications ouvrières.

Entre-deux-guerres

La fin de la Première Guerre mondiale et le droit de vote pour tous les hommes belges créent un autre rapport de force politique. Dans les métiers, Par leurs luttes, les travailleurs gagnent des droits sociaux, des commissions partiaires règlementent les conditions de travail. En 1936, c’est la semaine des 40 heures de travail par semaine.

La Sécurité sociale enfin

La fin de la Seconde Guerre mondiale et les luttes ouvrières de l’entre-deux-guerres aboutissent à la création officielle de la Sécurité sociale en 1944. C’est un système général de protection des travailleurs. Des travailleurs qui, toujours par leurs luttes, améliorent leurs conditions de travail et leurs conditions de vie.

"La crise"

Dans les années 1970, au nom de la crise économique, de nouvelles idées commencent à dominer. C’est le néolibéralisme néolibéralisme Pensée économique qui veut limiter le rôle de l’Etat, déréglementer le marché, les protections sociales et collectives. Le néolibéralisme domine la politique des pays occidentaux depuis les années 1980.  : l’État doit laisser faire les entreprises privées, le travail coûte trop cher et la sécurité sociale aussi, fini la solidarité, vive l’individualisme !

Nouvelles luttes ?

Le mouvement ouvrier résiste, les luttes continuent, mais c’est de plus en plus dur de gagner. Comme le dit un économiste : « Avant les travailleurs manifestaient pour avoirs des “+”. Maintenant, ils manifestent pour avoir moins de “- ”. » Malgré tout de nouvelles formes de lutte existent : les altermondialistes, les Indignés. Et aujourd’hui, les « gilets jaunes » ?


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