Des manifestations un peu partout dans le pays

L.M.

 Cahiers  Trump président, et maintenant ?
Le 15 novembre 2016 |  Lydia Magnoni |  1 messages

Des milliers de manifestants défilent dans plusieurs villes des Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump. Ils s’opposent à la haine ordinaire favorisée par le discours du président élu. Ils disent leur inquiétude face au discours violent raciste et sexiste   du nouveau président, discours dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Ils disent aussi leur solidarité avec les minorités.


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Pendant sa campagne électorale, le milliardaire a notamment promis d’expulser les immigrés clandestins et d’interdire l’entrée sur le territoire américain aux musulmans. Il a traité les Mexicains de violeurs et de trafiquants de drogue.
L’épingle de sûreté ou épingle à nourrice, safety pin en anglais, est devenue le symbole du soutien aux minorités des manifestants anti-Trump. C’est une façon de dire aux immigrés : « Avec moi tu es en sûreté : je ne partage pas les idées de rejet et de haine. »
Les manifestants craignent en effet un retour des réactions xénophobes dans tout le pays. Ils craignent aussi un retour du sexisme surtout depuis la diffusion, début octobre, d’une vidéo dans laquelle Trump tient des propos dégradants sur les femmes.

Un président qui divise les gens

« Je veux un président qui unit et ne divise pas les gens », a expliqué une jeune femme, d’origine mexicaine, venue manifester contre Trump. Elle a dit aussi : « J’ai peur parce que je suis une immigrée. J’ai vécu dans ce pays toute ma vie, je ne veux pas être envoyée dans un pays que je ne connais pas. »

L’organisation américaine de défense des droits civiques SPLC (Southern Poverty Law Center) a lancé une page sur son site internet. On y a rapporté 200 incidents à caractère raciste depuis l’élection de Trump.

Donald Trump « n’a pas créé la violence à laquelle nous assistons », déclare un manifestant. « Mais ce qu’il a fait tout au long de sa campagne, c’est de la valider », dit-il. « Et pour couronner le tout, il ne fait pas de déclaration pour la condamner. Donc les gens ne se disent pas que ce qu’ils font pose problème, ils se sentent soutenus. »

« La misogynie, le sectarisme, l’homophobie, tout cela existait, mais aujourd’hui, ils se sentent le droit de l’exprimer », dit une manifestante. « J’ai l’impression que le progrès social, c’était juste du vernis, qui vient de craquer », dit-elle. « Cela va détruire le pays. Nous valons mieux que ça. »

L’exercice

Et sa correction


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Vos commentaires

  • Noémie

    Le 24 novembre 2016 à 21:26

    Le jour de la victoire de Trump, j’ai vu sur le mur Facebook d’une amie, un texte qui m’a touchée. Le voici :

    Hier soir, nous nous réjouissions que nos enfants grandissent avec une femme à la tête des Etats-Unis car ils auraient toujours trouvé ça normal, là où pour nous, c’est une révolution.

    A la place, nos enfants se diront qu’un homme sexiste  , raciste, vulgaire et incompétent peut gagner.

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