Harrison, elle ne craint personne

Le 2 mars 2021 publié dans Articles Thierry Verhoeven, Thierry Verhoeven

Au musée BPS 22 à Charleroi, les oeuvres de l’artiste Margaret Harrison nous montrent combien le féminisme est bien plus que le combat pour les droits des femmes. Inversion, subversion subversion renversement de l’ordre dominant, de l’ordre établi , révolution révolution changement véritable et profond , une exposition qui nous interpelle, toutes et... tous !


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A droite, le tableau du peintre Vélasquez du 17e siècle. Il représente une jeune princesse. A gauche, le tableau de Margaret Harrison. Dans ce tableau, la même princesse représentée, et au premier plan le héros Batman en robe à traîne et talons aiguilles. Inversion des genres, miroir déformant. LE peintre du 17e peint une jeune femme. LA peintre d’aujourd’hui peint un homme super-héros en femme.

A droite, le gentil super héros « Captain America » tel qu’il est dessiné dans la BD originale. A gauche, Margaret Harrison le féminise en le représentant en talons aiguilles et porte-jarretelles.

A droite, 3 jeunes femmes, en Bunny girls. Le "bunny" en français "lapin" est le symbole du magazine érotique Playboy. A gauche, Margaret Harrison représente le patron du magazine Playboy en « Bunny Boy » avec à l'endroit du sexe, une tête de lapin... Un renversement des rôles.

Vendeuse de grands magasins, elle attire le consommateur. Elle est placée là comme les objets de la vitrine. L’élégance d’un monde en contraste avec la réalité de la condition de la femme. Margaret Harrisson s'inspire, dans ce tableau inspiré d'une oeuvre d’Edouard Manet, un peintre impressionniste du 19e siècle (voir image suivante).

Le tableau du peintre Edouard Manet (1880).« Un bar aux Folies Bergères », a servi d'inspiration à la peinture de Margaret Harrison ( image précédente)

Margaret Harrison nous donne sa version du tableau « Olympia », d'Edouard Manet. (image suivante) La femme allongée, nue au regard provocateur est noire : c'est Michelle Obama. Derrière, la servante est blanche. C'est l’actrice célèbre Marilyn Monroe. Cette inversion des rôles questionne l’idée de race, de classe sociale, de la place des femmes.

« Olympia » d’Edouard Manet (1863), le tableau qui a inspiré Margaret Harrisson ( image précédente) Ce tableau de Manet a fait scandale à l’époque à cause de la femme allongée, nue et au regard provocateur. Derrière, une servante noire la regarde.

Dans la société, la femme est plus qu’un objet. Elle « se mange » comme un hamburger, symbole de la nourriture américaine de restauration rapide.

Un tissu précieux est la toile de fond sur laquelle repose un marteau. Ce tableau montre que la violence contre les femmes se cache aussi derrière des milieux élégants. Inversion ici encore, c’est l’arme qui est devant.

« Anoymous was a woman ». En français : « Anonyme était une femme ». Ce tableau représente 8 femmes mortes jeunes : de la révolutionnaire Rosa Luxembourg à la chanteuse Janis Joplin en passant par l'actrice Marilyn Monroe. Elles ont toutes été victimes de la société. Le sous-titre : « A message to german women from an english woman ». En français : « un message aux femmes allemandes d’une femme anglaise. » La femme anglaise, Margaret Harrison donc, montre qu’une lutte internationale est nécessaire, car les femmes sont ignorées, exploitées dans tous les pays.

Renseignements et réservation sur https://www.bps22.be, Boulevard Solvay, 22 B-6000 Charleroi Téléphone : +32 71 27 29 71

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