Jojo, Hitler et la liberté


Le film Jojo Rabbit est un film drôle et délirant sur l’Allemagne nazie et Hitler. Peut-on faire un film pour rire de cela ? Oui, quand dans le comique, il y a aussi la tragédie. Oui, quand on voit de l’espoir au-delà du rire et du drame. Oui, quand après avoir vu le film, on a sur les lèvres ce goût si doux de la liberté.


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Jojo Rabbit est un film comique. Le film parle de choses sérieuses, de situations en apparence « héroïques » ou « nobles » et il s’en moque. Il s’en moque grâce à des personnages et des scènes délirantes. Mais Jojo Rabbit, c’est plus que cela, c’est surtout un film sur la liberté.

Jeunesses hitlériennes

Jojo Rabbit, c’est l’histoire de Joseph, un petit garçon qui vient d’entrer dans les Jeunesses hitlériennes. Selon ses camarades, il se montre peureux comme un lapin, (« rabbit » en anglais) d’où son surnom Jojo Rabbit.
Les Jeunesses hitlériennes, c’est une organisation de jeunesse qui embrigade les jeunes pour en faire des soldats et des fanatiques nazis. On leur apprend qu’ils sont une race supérieure, la race aryenne, la race des seigneurs, la race pure. On leur apprend à haïr les Juifs, les Russes, les communistes,… On leur apprend aussi à haïr le savoir car il faut qu’ils restent ignorants pour croire aux idées nazies. La jeunesse est en effet très importante pour Hitler et les Nazis car ils veulent créer un empire, un Reich qui dure 1 000 ans.

Personnages délirants

Jojo a toutes ces idées nazies dans la tête, il s’est même imaginé Adolf Hitler comme ami et il lui parle souvent. Seulement voilà, on est à la fin de la guerre 40-45. L’Allemagne est en train de perdre la guerre et les Nazis perdent eux la tête. En effet, dans le film, il y a beaucoup de personnages « fous », délirants.
C’est le cas d’Adolf Hitler, l’ami imaginaire de Jojo. C’est aussi le cas du capitaine de l’armée allemande qui entraîne les Jeunesses hitlériennes. Il apparaît comme un clown, il fait le guignol car il est conscient au fond de l’absurdité et de la folie nazie. Il y a la femme soldat qui a fait 18 enfants pour le Reich.

Scènes délirantes

Il y a aussi des scènes comiques et délirantes. Les premières images du film montrent des saluts hitlériens, ce salut qui se fait le bras tendu en hauteur. Mais ce que l’on entend, c’est la chanson des Beatles « Je veux te tenir la main ». Donc, c’est l’inverse du salut hitlérien. Et sur ces images, on voit aussi le petit Jojo qui s’amuse à faire le salut hitlérien dans les rues de la ville.

Deux femmes

Au milieu du délire, il y a 2 personnages forts, lucides, qui vivent la réalité de cette Allemagne nazie bientôt battue. Ces 2 personnages, ce sont 2 femmes : la mère de Jojo et une jeune fille juive. Elles ont de l’humour chacune à leur manière, elles ont une forme de légèreté. Et en même temps, elles ont une grande force, une grande densité, une grande intensité, une grande consistance, une grande personnalité, une grande liberté. Chacune à leur manière, elles sont libres.

Deux femmes libres

La mère de Jojo est une mère attentive. Elle n’a pas les idées nazies de son fils et l’entraîne vers la liberté, l’air de rien. La jeune fille juive vit enfermée, mais elle est libre dans sa tête. Elle se moque avec habileté de Jojo et de ses croyances sur les Juifs. Jojo, lui, est enfermé par les idées des Nazis stupides et criminels. Gràce à sa mère et à la jeune fille juive, Jojo peu à peu ouvre son esprit.

Transmission

Les deux femmes transmettent à Jojo leur liberté. La preuve ? La séquence où des papillons volètent volètent du verbe voleter : voler à petits coups d’aile en changeant souvent de direction dans le ventre de Jojo, amoureux de la jeune juive. La preuve encore ? Les séquences de lacets et la mise en scène de leur nouage. Jojo ne sait pas les nouer sauf à la fin du film dans des images pleines de tristesse et pleines d’espoir. La preuve enfin dans les dernières images : la mère a transmis le goût de la liberté à son fils et à la jeune juive. Tout cela avec habileté, avec légèreté. Oui, l’Allemagne a perdu la guerre, mais Jojo a gagné la liberté.

La bande annonce du film

Jojo Rabbit, c’est l’histoire de Joseph, un petit garçon qui vient d’entrer dans les Jeunesses hitlériennes. Selon ses camarades, il se montre peureux comme un , (« rabbit » en anglais) d’où son surnom Jojo Rabbit.
Les Jeunesses hitlériennes, c’est une organisation de jeunesse qui embrigade les jeunes pour en faire des soldats et des fanatiques nazis. On leur apprend qu’ils sont une race supérieure, la race , la race des seigneurs, la race pure. On leur apprend à haïr les Juifs, les Russes, les communistes,… On leur apprend aussi à haïr le savoir car il faut qu’ils restent pour croire aux idées nazies. La jeunesse est en effet très importante pour Hitler et les Nazis car ils veulent créer un , un Reich qui dure 1 000 ans.

Jojo a toutes ces idées nazies dans la tête, il s’est même imaginé Adolf Hitler comme ami et il lui parle souvent. Seulement voilà, on est à la fin de la 40-45. L’Allemagne est en train de perdre la guerre et les Nazis eux, perdent la tête. En effet, dans le film, il y a beaucoup de personnages « fous », délirants.
C’est le cas d’Adolf Hitler, l’ami imaginaire de Jojo. C’est aussi le cas du capitaine de l’armée allemande qui entraîne les Jeunesses hitlériennes. Il apparaît comme un clown, il fait le guignol car il est conscient au fond de l’absurdité et de la folie nazie. Il y a la femme soldat qui a fait 18 pour le Reich.

Il y a aussi des scènes comiques et délirantes. Les premières images du film montrent des saluts hitlériens, ce salut qui se fait le bras en hauteur. Mais ce que l’on entend, c’est la chanson des Beatles « Je veux te tenir la main ». Donc, c’est l’inverse du salut hitlérien. Et sur ces images, on voit aussi le petit Jojo qui s’amuse à faire le salut hitlérien dans les rues de la ville.

Au milieu du délire, il y a 2 personnages forts, lucides, qui vivent la réalité de cette Allemagne nazie bientôt battue. Ces 2 personnages, ce sont 2 femmes : la mère de Jojo et une jeune fille juive. Elles ont de l’humour chacune à leur manière, elles ont une forme de légèreté. Et en même temps, elles ont une grande , une grande densité, une grande intensité, une grande consistance, une grande personnalité, une grande liberté. Chacune à leur manière, elles sont libres.

La mère de Jojo est une mère . Elle n’a pas les idées nazies de son fils et l’entraîne vers la liberté, l’air de rien. La jeune fille juive vit enfermée, mais elle est libre dans sa tête. Elle se moque avec habileté de Jojo et de ses croyances sur les Juifs. Jojo, lui, est enfermé par les idées des Nazis stupides et criminels. Grâce à sa mère et à la jeune fille juive, Jojo peu à peu ouvre son esprit.

Les deux femmes transmettent à Jojo leur liberté. La preuve ? La séquence où des papillons volètent volètent du verbe voleter : voler à petits coups d’aile en changeant souvent de direction dans le ventre de Jojo, amoureux de la jeune juive. La preuve encore ? Les séquences de lacets et la mise en scène de leur nouage. Jojo ne sait pas les nouer sauf à la fin du film dans des images pleines de tristesse et pleines d’espoir. La preuve enfin dans les dernières images : la mère a transmis le goût de la liberté à son fils et à la jeune juive. Tout cela avec habileté, avec légèreté. Oui, l’Allemagne a perdu la guerre, mais Jojo a gagné la .

Indices
force - attentive - liberté - lapin - empire - aryenne - guerre - tendu - enfants - ignorants

Auteur : Thierry Verhoeven
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Vos commentaires

  • Karoly

    Le 5 mars à 11:46

    Nous avons vu ce film avec notre formatrice de français il y a déjà un moment. On a ri et on a été émus. On en a aussi parlé en classe. C’est un film qui fait beaucoup réfléchir. Souvent, les gens qui condamnent Hitler aujourd’hui sont d’accord avec certaines de ses idées quand elles sont reprises par des partis d’extrême-droite et même par des partis classiques. Ils ne se rendent pas compte que ces idées, elles avancent petit à petit vers l’exclusion de certains comme les réfugiés, les immigrés... En Hongrie, le parti au pouvoir de Victor Orban est ce genre de parti. Ce n’est pas rassurant d’avoir un régime comme cela en pleine Union européenne.

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