La grève au quotidien


Le 8 février 2021 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven

Soixante ans après, on a du mal à s’imaginer ce qu’était cette « grande grève ». Les tensions étaient fortes et la grève, parfois très violente. Il faut dire qu’on est seulement 15 ans seulement après la fin de la 2e Guerre mondiale. Marie-Thérèse Coenen est spécialiste de l’histoire ouvrière. Lisons ce qu’elle écrit sur la grève au quotidien.


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Marie-Thérèse Coenen, spécialiste de l’histoire ouvrière écrit :
« Du 20 décembre 1960 au 23 janvier 1961, la Belgique connaît un mouvement social d’une ampleur considérable dont le caractère de quasi quasi presque insurrection insurrection soulèvement pour renverser le pouvoir a marqué les esprits. Pendant près de 5 semaines, les illuminations des villes furent réduites, l’électricité rationnée, les grands magasins et les administrations fermés.

« Dans les foyers, les repas de fin d’année se feront à la chandelle »

Les enseignants, les fonctionnaires fonctionnaires personnes qui travaillent pour l’Etat , les cheminots, les traminots arrêtent le travail et sont rejoints par les mineurs, les métallurgistes, les ouvriers du textile et de l’alimentation… Le port d’Anvers est paralysé. Dans les foyers, les repas de fin d’année se feront à la chandelle par manque d’électricité. Toute la population revit les temps difficiles de la guerre. Cela marque. »

« La guerre n’est pas très loin »

Marie-Thérèse Coenen écrit encore :
« Pendant ces 5 semaines de grèves, il y a des rassemblements, des manifestations quotidiennes parfois houleuses, des bagarres entre syndicalistes, entre grévistes et non-grévistes, entre manifestants et forces de l’ordre. Cela tourne parfois à l’émeute émeute Mouvement populaire violent . Il y a 4 morts : par balle ou des suites de coups reçus. Il y a aussi de nombreux blessés et des centaines d’arrestations.

La guerre n’est pas très loin et les pratiques de la clandestinité et de la résistance ne tardent pas à resurgir. Il y a des actes de sabotage contre des voies de chemin de fer, contre des pylônes pour protester contre l’occupation des centrales par l’armée ou la gendarmerie. »

Source "Un événement entre-deux" dans La Revue Nouvelle de novembre 2010


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