Travailler au lieu de jouer


Le 8 décembre 2019 | Mise en ligne : Lydia Magnoni
Auteur : Lydia Magnoni

Les enfants ont le droit de jouer, dit la Convention internationale des Droits de l’enfant. Or, aujourd’hui, 168 millions d’enfants dans le monde travaillent. Soit 1 enfant sur 10. 1 enfant sur 10 dans le monde n’a pas droit à l’éducation, au jeu, à l’avenir.


Version imprimable de cet article Version imprimable Réagir

Selon la CIDE, Convention de l’Organisation des Nations unies (ONU ONU Organisation des Nations unies, presque tous les Etats du monde sont à l’ONU. L’ONU a été créée pour défendre le droit international, la sécurité et la paix. ) relative aux droits de l’enfant est un être humain âgé de moins de 18 ans. Et l’OIT, Organisation Internationale du Travail, fixe l’âge minimum légal pour travailler à 15 ans. Mais les lois d’un pays peuvent autoriser des enfants plus jeunes à travailler. En 2019, 168 millions d’enfants travaillent dans le monde. Et plus de la moitié de ces enfants font des travaux dangereux. Ces enfants vivent surtout dans le Sud de la planète, dans les pays en voie de développement.

Le travail des enfants hier et aujourd’hui

Il n’y a pas si longtemps, au 19e siècle, dans les pays industrialisés, les enfants des familles pauvres travaillaient aussi pour aider leur famille à s’en sortir. En Belgique, des enfants ont travaillé jusqu’en 1914. Ils travaillaient dans les mines, les verreries, les usines textiles, les fermes.
Pourquoi des enfants travaillent-ils ? Aujourd’hui, comme hier, ce sont dans les mêmes secteurs industriels et pour les mêmes raisons que des enfants travaillent dans les pays du Sud. Mais ces enfants travaillent aussi pour contenter les besoins de consommation à l’autre bout du monde. Ce sont les esclaves modernes. Ces enfants qui travaillent n’ont pas de droit à la santé, à l’éducation et aux loisirs... Ces enfants sont privés de leur enfance, de leur éducation, de leur avenir…

Agir pour supprimer le travail des enfants

Le travail des enfants a des conséquences sur l’avenir de ces enfants mais aussi sur l’avenir de ces pays. Le travail des enfants ne lutte pas contre la pauvreté mais la perpétue. Le travail des enfants ne respecte pas les droits de l’homme. Ces droits sont pourtant la base pour qu’un pays puisse se développer d’un point de vue économique et social.
Le nombre d’enfants au travail est heureusement en baisse depuis 2000. Mais le travail des enfants existe toujours. En 2017, de nombreux pays se sont engagés à prendre des mesures efficaces pour supprimer les pires formes du travail des enfants et pour le supprimer d’ici 2025.
Le travail des enfants est une des conséquences les plus déplorables de l’exploitation des travailleurs.
Pour supprimer tout à fait le travail des enfants, il faudrait que les travailleurs adultes reçoivent un salaire qui leur permette de protéger leur famille, d’assurer l’éducation de leurs enfants. Il faudrait que leurs conditions de travail respectent leur santé et leur laissent assez de temps pour leurs enfants. Cela ne sera pas possible tant que les pays riches continueront à faire produire leurs objets à bas cout, dans les pays du Sud de la planète. Les organisations internationales et sociales, les citoyens ont un rôle à jouer pour lutter contre le travail des enfants. En étant vigilants sur la qualité sociale de ce qu’ils achètent.

PNG - 159.6 ko

Auteur : Lydia Magnoni
Version imprimable de cet article Version imprimable Réagir

Un message ?


Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Sondage


On parle trop des inégalités homme/femme et pas assez des autres inégalités

Newsletter

Restez informé, inscrivez-vous à notre newsletter, c'est gratuit et utile !

Facebook

L'Essentiel

Editeur responsable

19, Avenue des Alliés
6000 Charleroi
Belgique
Joëlle Van Gasse
19, avenue des Alliés
6000 Charleroi
Belgique

Rédactrice en chef : Lydia Magnoni
Secrétaire de rédaction : Thierry Verhoeven
L'ESSENTIEL L'information simple comme bonjour
Les photos et illustrations sont la propriété exclusive de leurs auteurs respectifs © Tous droits réservés.
Journalessentiel 2020 .
Squelette et Graphisme par Banlieues asbl

L'Essentiel est une production de la FUNOC.


L'Essentiel est réalisé avec l'appui du SAJ, dans le respect des droits d'auteur.


Avec le soutien de