Trébucher sur un pavé pour ne pas oublier

Le 3 juin 2020 publié dans Articles Thierry Verhoeven

C’est une sorte de mémorial dispersé un peu partout en Europe, et même dans le monde. Un artiste allemand a eu l’idée de poser des pavés de la mémoire dans nos villes. Chaque pavé est posé devant le dernier domicile connu d’une personne déportée et assassinée par les Nazis. Il y a plus de 75 000 pavés posés. Evidemment, on est encore loin des millions de victimes. Mais c’est une façon originale de garder et de transmettre la mémoire pour porter un message de paix et de solidarité.


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Il existe peut-être dans votre ville un ou plusieurs stolpersteine. Stolpersteine est le pluriel d’un mot allemand qui veut dire pierre d’achoppement. C’est-à-dire les pierres sur lesquelles on achoppe, on trébuche. Ce sont des pavés de béton ou de métal de 10 centimètres de côté enfoncés dans le sol. Le pavé est recouvert d'une plaque qui honore la mémoire d'une victime du nazisme. Chaque pavé rappelle la mémoire d'une personne déportée dans un camp de concentration ou dans un centre d'extermination nazi parce qu'elle était juive, rom, communiste, homosexuelle, handicapée opposée au régime nazi.

L'artiste allemand Gunter Dannig a eu l'idée de créer ces pavés de la mémoire.

On enlève un ou plusieurs pavés en face du dernier domicile des personnes qui ont été déportées et assassinées par les Nazis.

L'artiste allemand Gunter Demnig en train de placer un pavé.

Il y a plus de 75.000 pavés de la mémoire en Europe.

Un pavé à la mémoire d'une personne exterminée par les Nazis parce qu'elle était homosexuelle.

Un pavé à la mémoire d'un soldat espagnol républicain qui avait fui l'Espagne du général Franco, proche des fascistes et des Nazis. Il vivait en France et a été arrêté par la police française de Vichy qui collaborait avec les Allemands.

La pierre d'achoppement est là pour garder la mémoire de l'horreur nazie et de faire passer un message de paix et de solidarité aux jeunes générations. On peut parrainer un pavé de la mémoire pour 120 euros. Pour avoir tous les renseignements sur ces pierres, voyez le site stopelrsteine.eu

Vos commentaires

  • Thierry Verhoeven

    Le 8 juin à 07:01

    J’habite près d’une rue où il y a des pavés comme ça. C’est à Charleroi rue de la régence et rue Neuve. C’était des rues où il y avait beaucoup de commerçants juifs qui ont été arrêtés pendant la guerre. Il y a aussi des résistants qui n’étaient pas juifs. C’est en Belgique, en Wallonie. Il y a d’ailleurs une photo dans cet article. Mais, elles ne sont pas bien nettoyées. La ville devrait les nettoyer de temps en temps. La ville devrait aussi mettre une explication sur ce que c’est. Presque personne ne connait l’histoire dans le quartier.

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