Violence masculine, un exemple en Chine


En Chine comme ailleurs, le confinement confinement enfermement dans un certain espace à cause du coronavirus crée plus de violences masculines, plus de violences d’hommes sur leur compagne. Le journal Le Monde raconte l’histoire de Mme Cao battue par son compagnon. Mme Cao, a fait reconnaître sa plainte par sa volonté et grâce aux réseaux sociaux . Une histoire qui montre qu’une femme battue par son compagnon doit ensuite se battre contre l’administration pour être protégée.


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Dans la ville de Shenzen en Chine le 19 février. M. Shi, 23 ans, habitant Shenzhen, a envie d’aller boire un verre. Sa compagne Mme Cao lui dit : « Avec le confinement confinement enfermement dans un certain espace , ce n’est pas le moment . » Il décide donc de boire chez lui et veut forcer sa compagne à boire aussi. Elle refuse. Il la bat, la jette contre les murs et menace de l’étrangler. Il s’endort.

2 fois au commissariat

À 7 heures du matin, Mme Cao va au commissariat. Depuis 2016, les violences conjugales sont reconnues comme un crime par la loi chinoise. Le policier refuse de prendre la plainte de Mme Cao et lui dit : « Pourquoi nuire à ton ami qui a une belle situation ? » Mme Cao ne se décourage pas, elle retourne au commissariat un peu plus tard. Un 2e policier lui dit d’aller d’abord faire constater les coups à l’hôpital.

Hôpital et encore commissariat

Avec la maladie du coronavirus, les hôpitaux sont débordés. Mme Cao doit en faire plusieurs avant d’être examinée, mais pour savoir si elle a la maladie du coronavirus pas si elle a reçu des coups… Mme Cao se rend alors une 3e fois au commissariat. Un 3e policier lui propose une conciliation avec son compagnon, elle refuse. Elle témoigne sur un réseau social créé pour dénoncer les violences conjugales. Des dizaines de milliers de personnes lui répondent et la soutiennent. Finalement, la justice condamne son compagnon, M. Shi a 5 jours de prison et à une amende.

Défense sur internet et sur le terrain

Avec le confinement, la police chinoise constate de plus en plus de violences conjugales. Évidemment, en Chine comme ailleurs, le problème n’est pas nouveau. Et en Chine aussi, de plus en plus de femmes et d’associations se battent sur le terrain et sur internet pour dénoncer ces violences. Des travailleuses sociales, des militantes féministes. Il y a des progrès, beaucoup de choses restent à faire. Par exemple, un ancien policier déçu par les réponses de la police aux plaintes des femmes battues a créé un site internet pour lutter contre ces violences.

L’article complet du journal Le Monde, cliquez ici


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