![]() M.D. Simonet et M. Arena – Photo: Belga |
Depuis
le début de l’année scolaire, les profs et les étudiants
des hautes écoles ont manifesté à plusieurs reprises.
Ainsi que nous l’écrivions notre numéro d’octobre,
le malaise des hautes écoles a une raison principale: il y a de plus
en plus d’étudiants
inscrits dans les Hautes Ecoles en Communauté Française. Cependant,
le budget de cette partie de l’enseignement n’a pas augmenté depuis
1996.
La Ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Dominique
Simonet, et la Ministre Présidente de la Communauté Française,
Marie Arena ont entendu les représentants des hautes écoles!
Elles ont apporté des réponses à leurs questions. Dans
un premier temps et pour pallier au plus pressé, elles ont débloqué 5
millions d’euros pour engager plus de 100 professeurs. Ces engagements
sont prévus pour la période du 1er janvier au 15 septembre 2005.
Certains
de ces professeurs travailleront à des tâches administratives.
D’autres donneront cours. Cela permettra de diminuer le nombre d’élèves
par classe dans les sections surpeuplées.
Dans un second temps, elles proposent des discussions de fond pour évaluer
la situation, définir les besoins et trouver des solutions à plus
long terme.
Les deux fédérations d’étudiants ont
réagi
différemment.
La FEF (Fédération des Etudiants Francophones)
pense qu’il
s’agit d’une solution dérisoire. Tout au plus, un bol d’air.
Elle s’étonne que la ministre n’ait pas consulté les écoles
et les enseignants avant de décider de la manière dont les 100
postes seraient répartis. Elle réclame un débat de fond
avec tous les acteurs de l’enseignement supérieur. Elle annonce
de nouvelles actions de contestation.
L’UNECOF (UNion des Etudiants de
la COmmunauté Française)
est par contre très satisfaite et annonce qu’elle est prête à poursuivre
le dialogue. …
Les ministres semblent décidées à prendre le problème à bras
le corps. Reste à espérer que personne n’enterre les projets
avant qu’ils ne soient nés!
Une réponse
Les ministres ne vont pas pailler mais bien parer au plus pressé.