dimanche 6 avril 2025

L’ESSENTIELL’information simple comme bonjour

Un dialogue du sourds

Quand un enfant naît malentendant, son entourage ne
s’en rend pas
toujours compte rapidement. La première attitude est souvent le repli,
la tristesse, l’apathie… Pourtant, il existe des solutions… C’est
ce que nous ont raconté Léa, Séverine, Marc, Virginie,
Véronique
et les autres…

Léa a 3 ans et demi. Elle est née malentendante.
Aujourd’hui,
petite fille pleine d’énergie, elle fréquente une petite école
de village et apprend deux langues: le français et la langue des signes.
Langue que Séverine et Marc, ses parents, apprennent aussi, mais beaucoup
plus lentement! Léa est «implantée». On a posé dans
son système auditif un implant. Un aimant posé sous son cuir
chevelu favorise la transmission du son et maintient une drôle de pince
qu’elle
porte dans les cheveux et qui sert d’antenne. En sac à dos comme
un baladeur, un microprocesseur local et, à son oreille, une oreillette
complètent ce mécanisme très sophistiqué.

A l’école,
Léa reçoit un enseignement classique
et deux à trois fois par semaine, une logopède lui donne des
cours complémentaires. Ici, tout le monde s’est adapté assez
vite, mais c’est surtout la toute jeune Mademoiselle Virginie qui s’est
mise tout naturellement à apprendre la langue des signes (aux cours
du soir), rapidement rejointe par Madame Véronique.

La culture des sourds

Alors que le système conçu pour les personnes
progressivement sourdes est un «simple» amplificateur, l’implant
remplace carrément
le système auditif. Depuis 15 ans, il permet aux enfants sourds d’entendre
et de vivre une scolarité presque normale. On pose parfois l’implant
dès l’âge d’un an.

A l’âge de la scolarité ,
les parents doivent choisir: envoyer l’enfant dans une école spécialisée
ou l’intégrer
dans le circuit scolaire classique en assurant des compléments? La langue
des signes permet d’apprendre à lire, à écrire,
et surtout à parler. Mais là aussi, il faut choisir entre deux «écoles»:
celle des signes et le LPC, Langage Parlé Complété. La
première,
langue à part entière, a ses règles, ses subtilités,
sa grammaire,… Pour faire simple, la structure de la phrase est inversée.
L’interprète fait 7 ans d’études, mais en 1 ou 2
ans de cours du soir, on peut déjà suivre une conversation simple.
Il existe aussi des cours d’initiation au vocabulaire pour les entendants.
Le LPC, basé sur l’apprentissage du français, est plus
simple pour les entendants car les mots (et signes) sont découpés
en syllabes.

Des associations pour aider les parents

A Anderlues, Marc Léonard et
son épouse enseignent le LPC. Quand
leur fille est devenue sourde à 2 ans, ils n’ont pas trouvé d’école
adaptée dans la région. Ils ont donc créé l’asbl «Les
mains pour le dire». Aujourd’hui, leur fille a 3 ans, est implantée
et parle correctement. Elle «signe» pour communiquer avec d’autres
malentendants. «Les mains pour le dire» est aussi un lieu de rencontres
et d’échanges pour les parents et leurs enfants malentendants.

L’Association
des Parents d’Enfants Déficients Auditifs Francophones,
ou APEDAF œuvre à un niveau plus large. Elle propose aide, services
et activités. C’est un trait d’union et de collaboration
avec la communauté des sourds et entre les professionnels, les pouvoirs
publics et la société en général. L’APEDAF
propose de l’information et des services aux parents, aux écoles
et à un
large public, notamment par la publication de plaquettes d’information.

Catherine
Tellier

APEDAF
Martine Fraiture
Rue Van Eyck, 11A Bte 41050 Bruxelles
Tél: 02/644 69 01Fax : 02/644 68 44
infos@ffsb.be – www.apedaf.be
Accessible du lundi au jeudi, de 8h30 à 12h30 et de 13h15 à 17h
(le vendredi, de 8h30 à 13h)

Les Mains pour le dire
Marc Léonardrue Jules Destrée, 496150 Anderlues
Tél./Fax : 071/54 23 66
lesmainspourledire@belgacom.net

4 réponses

  1. je tiens à signaler qu’il existe un centre à namur pour les malentendants. ce centre s’appelle “La Bastide” et se situe à la citadelle de Namur.J’y ai travaillé en tant que jobiste et j’ai trouvé cette expérience merveilleuse.Beaucoup de moyens sont mis à la dispositions des résidents afin que ceux-ci puissent s’épanuir un maximum: une salle de cirque, des activités, des voyages,différents ateliers,des psychologues,des logopèdes… Les résidents peuvent aussi avoir un contrat de travail et travailler dans l’instituion, par exemple en boulangerie. Le numéro est 081/74.54.55

  2. il existe également à Namur, à l’école Ste Marie, des classes maternelles et primaires, au moins jusqu’à la 3e, où vivent ensemble des enfants entendants et malentendants suivis par un prof qui traduit la matière de l’institutrice en langues des signes.

  3. REDACTION- communiqué d’information
    DONNER C’EST DONNER, REPRENDRE C’EST VOLER
    Il ne se passe un jour sans qu’un senior éploré de voir ses revenus réduits par le coût de la vie ou la maladie consulte APIA , en regrettant, mais un peu tard, d’avoir à dessein, par calcul ou espoir de soutien fait don de ses biens, voire d’un commerce florissant et se retrouve désormais dans le besoin, dépourvu de la reconnaissance ou de l’accueil espérés. Et l’enregistrement devant notaire n’y change rien, ce dernier n’ayant pas force de loi pour un retour en arrière, confirmant le dicton “ donner c’est donner” même si les promesses, très fréquemment ne sont pas tenues. Dans nombre de cas, l’étourdi bien marri, ayant défavorisé un héritier et accusé d’incapacité, se retrouve placé sous tutelle et administration. Sans ruiné profit.
    Référence : « dons et successions » contact@apia-seniors.be ou 04 250 43 31 http://www.apia-senior.be

    POUR NOS AMIS MALVOYANTS
    Pour autant que votre équipement web soit adaptés nous pouvons vous transmettre par traductions vocales toutes les informations sociales ou juridiques proposées sur le site http://www.apia-senior.be

  4. On ne fera jamais assez pour aider les personnes en difficultés ,je me rends régulièrement à la ferme des pilips pour acheter mes fleurs de jardin ,on peut également y boire et manger et y faire une petite promenade,de jeunes handicapés s occupent de nous avec une gentillesse incroyable.
    Aller y avec vos petits enfants,ils pourront y rencontrer des animaux et en même temps vous ferez une bonne action (cela se trouve près de l hôpital militaire )à Neder.
    Connaissez vous Dyadis http://www.dyadis.org ,si vous vous voulez faire un petit don pour l éducation d un chien pour aider le handicapé à être plus autonome ,le chien est leur meilleur ami.
    Avec les handicapés ,il n y a pas de problème linguistique ,il n y a que le langage de la solidarité qui compte!

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