dimanche 6 avril 2025

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Un jour contre le sida


Photo Belga

Le 1er décembre dernier, c’était la
journée mondiale
de la lutte contre le sida. Des événements ont été organisés
dans le monde entier pour rappeler l’importance de la lutte contre
cette maladie qui continue de ravager tous les continents.

Le fléau, identifié dans
les années 80, n’a pas perdu
de sa force. Au contraire, le nombre de séropositifs n’a jamais été aussi élevé.
Il y en a près de 40 millions dans le monde. On a dénombré environ
4,9 millions de nouveaux cas en 2004. Durant cette même période,
un peu plus de 3 millions de personnes sont décédées des
suites de cette maladie.

L’Afrique et les femmes

Sur le plan géographique, l’Afrique
reste le continent le plus touché.
On y compte 26 millions de séropositifs (dont 25 millions en Afrique
subsaharienne) et 2,1 millions de décès en 2004. L’Europe
occidentale et centrale compte, elle, environ 600 000 séropositifs
et 6 000 personnes y sont mortes du sida en 2004. Mais c’est en Asie de
l’Est, en Europe
orientale et en Asie centrale que la progression du fléau est la plus
marquée.

Autre évolution (encore plus alarmante) les femmes sont
de plus en plus touchées. «Aujourd’hui le visage du sida
devient progressivement plus jeune et plus féminin», a déclaré le
docteur Peter Piot, directeur de l’agence de la lutte contre le sida
de l’ONU et secrétaire général adjoint des Nations Unies. Cette
tendance a poussé l’ONU à consacrer cette journée
mondiale de lutte contre le sida à la femme.

Et en Belgique?

En Belgique, fin juin 2004, on dénombrait environ 17
000 séropositifs.
Les hommes y sont proportionnellement, les plus touchés. Depuis 1986,
le nombre de nouvelles infections trouvées a oscillé entre 2
et 2,9 par jour. Après une tendance à la baisse au début
des années 90, le nombre de séropositifs s’est remis à grimper
depuis 1997 (plus 50% en sept ans). En revanche, la proportion des décès
liés au sida a diminué en Belgique. Cette diminution est liée
aux avancées du traitement de la maladie. Les trithérapies, notamment,
permettent de freiner le développement de la maladie. Les séropositifs
restent donc plus longtemps en bonne santé.

Cela étant, aucun
vaccin n’a encore été inventé et le sida reste une
maladie incurable. La meilleure manière de la contrecarrer est de se
protéger
contre le virus. En Belgique, comme ailleurs, le virus ViH se propage principalement
par les rapports sexuels sans préservatifs.

Le coût du sida

La question du traitement mène rapidement à celle
du coût:
pour les personnes atteintes par le virus VIH, d’abord. Les traitements
actuels restent très chers. Ils sont donc difficilement accessibles.
Et ce qui est vrai dans nos pays l’est encore plus dans les pays moins
riches. Mais la maladie a aussi des conséquences économiques
pour des sociétés
entières. «Le sida, comme toute cause de mortalité adulte
prématurée, est une source potentielle de pauvreté et
d’inégalité »,
explique Shanta Devarajan, un responsable de la Banque mondiale. Le sida réduit
le «capital humain» que représentent ses victimes pour le
présent mais aussi pour l’avenir puisqu’il crée des
trous dans les générations de population.

Olivier Brouet

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